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Cela fait deux ans, et je n'ai pas fait le deuil... (la durée du deuil)

  • il y a 1 jour
  • 6 min de lecture

Le deuil n’a pas de calendrier. Pourtant, dans notre société, il existe souvent une attente silencieuse : au bout de quelques mois, parfois deux ans, il faudrait “aller mieux”, “tourner la page”, “reprendre sa vie”. Comme si la douleur avait une date limite. Comme si l’amour pouvait se ranger dans une boîte après un certain délai. Mais la vérité est bien plus humaine que cela : on a le droit de ne pas faire son deuil en un an ou en deux ans.


Le deuil n'a pas de délai


Le deuil n’est pas une tâche à accomplir. Ce n’est pas un examen que l’on réussit ou échoue. C’est une traversée intérieure profondément intime, différente pour chacun. Certaines pertes bouleversent l’existence au point de transformer durablement notre manière de vivre, de penser, d’aimer et même de respirer le monde autour de nous.

Perdre un être cher, ce n’est pas seulement perdre une présence. C’est perdre des habitudes, des projets, une sécurité, des souvenirs vivants, parfois une partie de soi-même. Alors non, deux ans ne suffisent pas toujours. Et ce n’est ni une faiblesse, ni un retard.

Certaines personnes continuent de pleurer après cinq ans. D’autres ressentent encore une douleur sourde après dix ans. Certaines arrivent à sourire rapidement tout en gardant un vide immense à l’intérieur. D’autres avancent lentement, avec des rechutes inattendues au détour d’une chanson, d’une odeur, d’une date anniversaire ou d’un simple silence. Tout cela est normal.

Le problème vient souvent du regard des autres. Les phrases maladroites s’accumulent :“Tu devrais passer à autre chose.”“Il faut être fort.”“La vie continue.” "tu dois avancer".

Mais personne ne peut mesurer la profondeur d’un lien perdu. Personne ne peut décider à notre place du temps nécessaire pour apprivoiser l’absence.


Faire son deuil ne signifie pas oublier. Cela ne veut pas dire ne plus souffrir. Cela signifie apprendre, peu à peu, à vivre avec ce qui ne sera plus jamais comme avant. Et parfois, ce processus prend bien plus d'un an ou deux. Parfois même, il dure toute une vie sous des formes différentes.


Plus qu'un deuil, une transformation


Il existe aussi une pression à “redevenir comme avant”. Pourtant, après certaines pertes, on ne redevient jamais exactement la même personne. La feuille lisse a qui constituait notre coeur, été froissée et déchirée, elle ne reviendra plus comme avant. Et ce n’est pas forcément dramatique. Car la douleur transforme. Elle modifie notre être. Elle nous rend plus fragiles sur certains points, plus profonds sur d’autres. Elle change notre regard sur le temps, les relations, l’amour, la mort, la solitude. Elle fait de nous une personne nouvelle, différente, plus fragile et plus forte, plus sensible et plus grave, plus présente et moins légère, moins lisse mais plus résiliente; tout en portant en elle la graine de la transformation et du renouveau. Aussi, plus la douleur est profonde, plus la transformation est longue.


Accepter que le deuil soit long, c’est aussi accepter son humanité. C’est arrêter de se juger parce qu’on a encore mal. Il n'y a rien d'anormal, juste de l'amour et de la peine qui se manifestent.

Accepter que le deuil soit long, c’est comprendre que l’amour ne disparaît pas parce que la personne n’est plus là. Quand un lien a été immense, son absence l’est aussi. Mais quoi qu'il arrive l'amour demeure. Pendant le deuil, on a peur, peur d'oublier le sourire de la personne perdue, son odeur, sa voix, ses mimiques, ses habitudes, ses derniers mots... La peur nous étreint de manquer de loyauté et de s'amuser ; de profiter de la vie et d'oublier son rire lorsque nous partagions un bon moment avec elle.


Avec le temps, la douleur ne disparaît pas toujours complètement. Elle change de forme. Au début, elle peut être envahissante, presque physique. Chaque journée semble lourde, chaque souvenir arrache quelque chose à l’intérieur. Puis les années passent, et la souffrance devient parfois plus silencieuse. Moins visible aux yeux des autres, mais toujours présente dans certains recoins du cœur. On apprend à vivre autour d’elle, à respirer avec elle, sans forcément cesser de la ressentir.

Il y a des jours où tout semble aller mieux, puis soudain une photo retrouvée, une voix entendue par hasard, un parfum familier ou une date particulière viennent rouvrir la blessure. Et souvent, les personnes endeuillées culpabilisent de ressentir encore cette vague d’émotion après autant de temps. Elles se demandent si elles devraient être “guéries” désormais. Mais l’amour humain ne fonctionne pas comme un interrupteur que l’on éteint avec les années.


Certaines absences deviennent une présence invisible dans notre quotidien. On continue parfois de parler intérieurement à ceux qui sont partis. On imagine ce qu’ils auraient pensé, dit ou conseillé dans certaines situations. On pense à eux lors des grandes étapes de la vie : une naissance, un mariage, une réussite, une séparation, un anniversaire. Leur absence se rappelle précisément parce qu’ils ont compté profondément.


Accepter la beauté de ce lien éternel


Et il existe une réalité dont on parle peu : certaines personnes ne font jamais totalement le deuil d’un être aimé. Non pas parce qu’elles refusent d’avancer, mais parce que certains liens restent éternellement inscrits dans l’âme. Une mère qui perd un enfant, un conjoint qui perd l’amour de sa vie, une personne qui perd brutalement quelqu’un sans avoir eu le temps de dire au revoir… Ces blessures-là ne se referment pas toujours complètement. Elles apprennent simplement à coexister avec la vie.

Avancer ne veut donc pas dire effacer. On peut reconstruire une vie tout en gardant une cicatrice ouverte par moments. On peut rire sincèrement et ressentir encore un manque immense le soir venu. On peut aimer à nouveau sans trahir la personne disparue. Le cœur humain est capable de porter plusieurs émotions à la fois : la gratitude d’avoir connu quelqu’un et la douleur de son absence.


Le deuil n’est pas une ligne droite. Il y a des périodes d’accalmie, puis des rechutes inattendues. Il y a des jours de paix et des jours de colère. Des moments où l’on accepte, puis d’autres où l’on refuse encore la réalité. Et cela ne signifie pas que l’on régresse. Cela signifie simplement que le chagrin évolue par vagues, selon les étapes de notre propre existence.


Parfois, ce qui fait le plus souffrir n’est même pas uniquement l’absence de la personne, mais le sentiment que le monde a continué sans elle. Les autres reprennent leur routine, les conversations changent, les années avancent… tandis qu’une partie de nous reste figée à l’instant de la perte. Cette sensation peut être extrêmement solitaire. Beaucoup de personnes endeuillées apprennent alors à cacher leur douleur pour ne pas déranger, pour ne pas paraître “trop sensibles” ou “incapables d’avancer”.

Pourtant, il faudrait davantage de douceur envers ceux qui souffrent encore longtemps après une perte. Nous vivons dans une époque qui valorise la rapidité : guérir vite, rebondir vite, retrouver le sourire vite. Mais certaines douleurs demandent du temps. Beaucoup de temps. Et parfois, elles ne demandent même pas à disparaître totalement. Elles demandent seulement à être accueillies avec bienveillance.


"Accepter le deuil, c'est accueillir sa peine sans la juger, qu'elle qu'en soit la durée"

Il n’existe pas de “bonne manière” de vivre un deuil. Certains parlent énormément. D’autres restent silencieux. Certains gardent précieusement chaque souvenir. D’autres ont besoin de tout ranger pour survivre. Certains pleurent tous les jours. D’autres semblent forts extérieurement alors qu’ils s’effondrent intérieurement. Aucun de ces comportements ne rend l’amour moins vrai.

Ce qui compte, ce n’est pas la vitesse à laquelle une personne semble aller mieux. Ce qui compte, c’est de lui laisser le droit de ressentir ce qu’elle ressent sans lui imposer un délai acceptable pour souffrir.


Alors si, après deux ans, votre cœur pleure encore parfois, cela ne veut pas dire que vous êtes faible, bloqué ou incapable d’avancer. Cela veut simplement dire qu’une partie de votre histoire continue d’exister en vous. Cela veut dire que le lien était réel, profond, précieux.

Et cela mérite du respect, de la patience et de la tendresse — jamais de la honte.


Mon accompagnement pour vous aider


Je peux vous aider à traverser cette période avec douceur qu'elle qu'en soit le stade, qu'elle qu'en soit la durée et la force.

Je m'engage à vous accompagner avec écoute et bienveillance afin de vous permettre de vous d'arpenter le chemin du deuil, de prendre conscience de la transformation en cours et de vous donner la force d'avancer, à votre rythme en respectant vos émotions et vos ressentis les plus profonds.


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Laure votre coach de vie


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